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mardi 10 mars 2020 à 14h

Liberté, données personnelles et vie privée : Rassemblement de soutien

Liberté, données personnelles et vie privée

Samedi 11 janvier 2020, un militant de la CNT se fait arrêter par la BAC après la manifestation contre la réforme des retraites. Elle estime en avoir assez pour placer notre camarade en garde-a-vue, durant lequel lui sera demandé ses empreintes ADN et digitales. Son refus permet au substitut du procureur de le faire passer en référé lundi 13 janvier, après 45 heures de rétention et d'isolement, et sans pouvoir consulter d'avocat. Le substitut n'a usé de la garde à vue que pour faire pression afin qu'il modifie sa déclaration, au mépris du droit.La prise d'ADN et d'empreintes, tout comme la garde à vue n'ont aucun contrôle populaire, et sont donc parmi les outils typiques de répression illégale de la police et ses maîtres.


Le jugement aura lieu Mardi 10 mars 2020 et permettra de mettre en avant ces dérives systématiques.


Les contre-pouvoirs, syndicalistes, militants, journalistes, lanceurs d'alertes, sont criminalisés par tous les moyens, y compris en allant à l'encontre des lois. En effet, la prise d'ADN n'a été permise exceptionnellement que pour les violeurs et les tueurs en série ; en 20 ans, les gouvernants ont étendu progressivement à tous les délits, contre son esprit initial, et en omettant les délits financiers. Ce glissement radical n'est pas sans rappeler les réformes du droit du travail, du chômage ou de la retraite. Les gouvernants ne cherchent qu'à se défendre eux et leurs maîtres, conscients que la crise sociale et écologique ne sera résolue que par leurs pleins pouvoirs ou la révolution. Comment expliquer autrement le décret d'Édouard Philippe autorisant le fichage d'informations relatives à la prétendue origine raciale ou ethnique, aux opinions politiques, philosophiques ou religieuses, à l'appartenance syndicale, à la santé ou à la vie sexuelle (Décret n° 2020-151 du 20 février 2020), au mépris de toutes les valeurs et libertés que leur État est sensé défendre.


Que penser du revirement de la CNIL, qui a défendu les données personnelles et les libertés qui en découlent pendant 30 ans avant son revirement jusqu'au point d'autoriser ce type de décret alors même qu'elle avoue ignorer à qui ces données seront données et à quels fins. Comment ne peut pas constater que ce revirement
s'est fait dès lors que les données personnelles sont devenues un enjeu de pouvoir.


Comment ne pas conclure que les institutions ne servent que les puissants et que les libertés ne se gagnent que dans la lutte

Source : https://diaspora.psyco.fr/posts/78a882d041610…
Source : message reçu le 5 mars 23h