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mercredi 4 décembre 2019 à 18h

cycle de conférences « Le(s) féminisme(s) : formes en tous genres »

C É R A M I Q U E , P L A I S I R - E T - S E X E - F É M I N I N S

Elsa Sahal, artiste plasticienne

« Tandis qu'il y a une nette majorité d'étudiantes dans les écoles d'art, c'est une minorité d'artistes femmes que l'on retrouve dans le top du marché de l'art et des expositions internationales. Même si les intermédiaires (commissaires d'exposition, critiques, galeristes, etc.) qui ont le pouvoir de légitimation se sont sensiblement féminisés, on ne doit toutefois pas confondre féminisation et féminisme. Il y a, en effet, des femmes qui ne prennent pas conscience des problématiques féministes, parce qu'elles ont avalé tellement de couleuvres pour en arriver là qu'elles finissent par occuper une position défensive en tant que femme dans un monde qui reste majoritairement masculin.
Par ailleurs, les thématiques jugées « féminines » sont généralement dévalorisés, et cela dès la formation en école d'art : celles-ci peuvent même aller jusqu'à être abordées comme à une forme de mauvais goût ou d'absence de recul critique, meilleur moyen d'en discréditer d'emblée les enjeux.
Comment, dans ces conditions, faire bouger les lignes ? »

adresse :

HEAR, auditorium
1 rue de l'Académie - Strasbourg
Mercredi 4 décembre à 18h
Entrée libre

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Patriarcat : pouvoir et classe

Entamée en octobre 2017, cette forme pédagogique hybride (atelier et cycle de conférences), transversale et relevant autant de la théorie que de la pratique, s'invente au fur et à mesure, tant dans le propos que dans les modalités.
Construite comme un cycle de rencontres entre les étudiant·es, des textes et des personnes issues de champs représentant les prises de paroles féministes (matériaux théoriques ou plastiques et médias). L'envie est de balayer les divers courants idéologiques afin que les étudiant·es se situent et enrichissent leur spectre de réflexion.
On entend ici par féminisme(s) une pluralité de démarches et de réflexions visant à déconstruire les rapports de domination exercés dans nos sociétés, selon les critères principaux de genre, de race, de classe.

Pour les enseignantes comme pour les étudiant·es, il ne s'agit pas d'être ou de ne pas être féministe, mais bien de comprendre qu'il existe d'autres points de vue, d'autres imaginaires, d'autres représentations possibles et souhaitables que ceux auxquels nous sommes confronté·es nuit et jour.
Chaque séance débute par des échanges et des lectures de textes théoriques féministes. La suite est consacrée à la transformation de ce matériau théorique, à la production plastique de contenus.
Trois conférences ouvertes à toute l'école, ponctuent le semestre.
La finalité du séminaire s'incarne dans une restitution publique. Les prises de paroles peuvent être individuelles ou collectives.

Coordination : Sandra Chamaret et Sandrine Israël-Jost